Photo 10 May Robert Hirsch par Julien Daniel / M.Y.O.P. dans Le Monde

Robert Hirsch par Julien Daniel / M.Y.O.P. dans Le Monde

Photo 10 May Les adolescents sans-papiers par Julien Pebrel / M.Y.O.P. dans Le Monde

Les adolescents sans-papiers par Julien Pebrel / M.Y.O.P. dans Le Monde

Photo 7 May 3 notes alain-keler:

Lundi 1er avril 1974
Je suis de retour à New York depuis quelques jours. J’avais repéré dans la presse que beaucoup de photos étaient créditées du nom du photographe suivi du nom de l’agence Gamma, mais à mon arrivée à New York, l’agence qui suivait les noms de ces mêmes photographes s’appelait Sygma. Intrigué, je réalisais qu’il s’était passé quelque chose d’important, mais je ne le su qu’en contactant sur place Jean-Pierre et Eliane Laffont, correspondants de Sygma, après avoir travaillés pour Gamma.
Il y avait eu une scission de Gamma, et nombre de photographes avaient suivi le directeur Hubert Henrotte, qui avait fondé une nouvelle agence, Sygma. C’était le début de la domination sur le marché de la presse mondiale des agences françaises en A, Gamma, Sygma et Sipa qui commença ses activités peu de temps après.
Tout, ou presque me fut expliqué lors d’un rendez vous obtenu très rapidement chez les Laffont, à qui j’expliquais mon parcours, mon désir de travailler sur l’actualité et ce qu’il y a autour, et mon prochain départ pour l’Amérique du Sud où j’allais rejoindre Marja, mon infirmière suédoise rencontrée quelques mois auparavant dans la jungle péruvienne.
L’entrevue avec Eliane et Jean-Pierre fut très agréable, agrémentée d’un ou deux verres de whisky qui eurent très vite raison de ma lucidité. Je leur parlais essai photographique – photo essay- et ils me répondaient feature, terme dont j’ignorai l’existence, au moins dans ce sens la. Je n’avais pas compris que ce mot, qui signifie entre autre « reportage »rapide, était en fait aux antipodes de ma vision, sans doute encore idéalisée de la photographie. Il fallait faire un reportage sur un thème qui aurait pu aussi bien être un essai, sauf que dans le premier cas, il fallait boucler l’histoire très vite, et dans le deuxième cas travailler aussi longtemps qu’on le souhaitait si l’on pouvait se le permettre, souvent après un renoncement aux plaisirs matériaux que nous procurait la vie, afin d’en extraire la substance qui fera la différence devant l’éternité photographique. En deux mots, pas d’argent et une vie de moine.
A l’époque de cette rencontre, j’étais inconsciemment en train de faire un choix qui allait me mener vers une sous culture photographique, tout au moins considérée comme telle par les milieux culturels qui allaient bientôt diriger le monde de la photographie, et contrôler tous ses accès. Je venais de mettre le doigt dans l’engrenage de la presse. Ce n’est pas que cela me déplaisait, mais ce n’était pas ce que j’avais en tête, car cela ne correspondait pas à l’idée que je me faisais de mon cheminement photographique. En épousant cette voie, je venais de sceller mon sort pour de très nombreuses années, sans réaliser que la qualité photographique que j’espérais voir naître de mon travail était condamnée dès le début.
En échange, ce furent quand même des années de rêve, riches en évènements, en voyages et en petites amies. A l’époque, l’argent coulait encore à flots dans les magazines, et les agences françaises avaient bâties leur réputation sur leur réactivité quasi-immédiate sur tous les fronts possibles.
L’autre catastrophe fut l’achat d’un objectif très grand angulaire, qui donnait une image déformée et dépourvue de rigueur dans le cadrage, qui à mon sens est la chose la plus importante dans une photo. Avec ces objectifs, l’image se balade dans tous les sens. C’est une espèce d’attrape tout qui ne laisse pas grand-chose quand on s’en sert mal. Cette forme de photographie était très prisée à l’époque par le milieu de la presse et certains photographes. Je pris soin quand même de toujours garder sur moi un Leica avec un 35 mm, ce qui me permettait de garder le contact avec mes illusions photographiques.
Jean-Pierre et Eliane me conseillèrent de faire un feature sur mon infirmière suédoise, tous les ingrédients pour faire une histoire étant réunis : suédoise, jolie, jungle, indiens, Pérou, exotisme etc… et de l’envoyer à Paris, au siège de la toute nouvelle agence.
Mon sac à dos était prêt à reprendre la route.

alain-keler:

Lundi 1er avril 1974

Je suis de retour à New York depuis quelques jours. J’avais repéré dans la presse que beaucoup de photos étaient créditées du nom du photographe suivi du nom de l’agence Gamma, mais à mon arrivée à New York, l’agence qui suivait les noms de ces mêmes photographes s’appelait Sygma. Intrigué, je réalisais qu’il s’était passé quelque chose d’important, mais je ne le su qu’en contactant sur place Jean-Pierre et Eliane Laffont, correspondants de Sygma, après avoir travaillés pour Gamma.

Il y avait eu une scission de Gamma, et nombre de photographes avaient suivi le directeur Hubert Henrotte, qui avait fondé une nouvelle agence, Sygma. C’était le début de la domination sur le marché de la presse mondiale des agences françaises en A, Gamma, Sygma et Sipa qui commença ses activités peu de temps après.

Tout, ou presque me fut expliqué lors d’un rendez vous obtenu très rapidement chez les Laffont, à qui j’expliquais mon parcours, mon désir de travailler sur l’actualité et ce qu’il y a autour, et mon prochain départ pour l’Amérique du Sud où j’allais rejoindre Marja, mon infirmière suédoise rencontrée quelques mois auparavant dans la jungle péruvienne.

L’entrevue avec Eliane et Jean-Pierre fut très agréable, agrémentée d’un ou deux verres de whisky qui eurent très vite raison de ma lucidité. Je leur parlais essai photographiquephoto essay- et ils me répondaient feature, terme dont j’ignorai l’existence, au moins dans ce sens la. Je n’avais pas compris que ce mot, qui signifie entre autre « reportage »rapide, était en fait aux antipodes de ma vision, sans doute encore idéalisée de la photographie. Il fallait faire un reportage sur un thème qui aurait pu aussi bien être un essai, sauf que dans le premier cas, il fallait boucler l’histoire très vite, et dans le deuxième cas travailler aussi longtemps qu’on le souhaitait si l’on pouvait se le permettre, souvent après un renoncement aux plaisirs matériaux que nous procurait la vie, afin d’en extraire la substance qui fera la différence devant l’éternité photographique. En deux mots, pas d’argent et une vie de moine.

A l’époque de cette rencontre, j’étais inconsciemment en train de faire un choix qui allait me mener vers une sous culture photographique, tout au moins considérée comme telle par les milieux culturels qui allaient bientôt diriger le monde de la photographie, et contrôler tous ses accès. Je venais de mettre le doigt dans l’engrenage de la presse. Ce n’est pas que cela me déplaisait, mais ce n’était pas ce que j’avais en tête, car cela ne correspondait pas à l’idée que je me faisais de mon cheminement photographique. En épousant cette voie, je venais de sceller mon sort pour de très nombreuses années, sans réaliser que la qualité photographique que j’espérais voir naître de mon travail était condamnée dès le début.

En échange, ce furent quand même des années de rêve, riches en évènements, en voyages et en petites amies. A l’époque, l’argent coulait encore à flots dans les magazines, et les agences françaises avaient bâties leur réputation sur leur réactivité quasi-immédiate sur tous les fronts possibles.

L’autre catastrophe fut l’achat d’un objectif très grand angulaire, qui donnait une image déformée et dépourvue de rigueur dans le cadrage, qui à mon sens est la chose la plus importante dans une photo. Avec ces objectifs, l’image se balade dans tous les sens. C’est une espèce d’attrape tout qui ne laisse pas grand-chose quand on s’en sert mal. Cette forme de photographie était très prisée à l’époque par le milieu de la presse et certains photographes. Je pris soin quand même de toujours garder sur moi un Leica avec un 35 mm, ce qui me permettait de garder le contact avec mes illusions photographiques.

Jean-Pierre et Eliane me conseillèrent de faire un feature sur mon infirmière suédoise, tous les ingrédients pour faire une histoire étant réunis : suédoise, jolie, jungle, indiens, Pérou, exotisme etc… et de l’envoyer à Paris, au siège de la toute nouvelle agence.

Mon sac à dos était prêt à reprendre la route.

Photo 5 May La Manif pour Tous par Guillaume Binet / M.Y.O.P. dans Le Monde

La Manif pour Tous par Guillaume Binet / M.Y.O.P. dans Le Monde

Photo 5 May Claude Guéant par Lionel Charrier / M.Y.O.P. dans Libération

Claude Guéant par Lionel Charrier / M.Y.O.P. dans Libération

Photo 1 May Les collégiens et les discriminations par Lionel Charrier / M.Y.O.P dans Libération

Les collégiens et les discriminations par Lionel Charrier / M.Y.O.P dans Libération

Photo 29 Apr “Lisez…lisez le journal tous les jours!! Choisissez vos colistiers, connaissez leur passé… Et je ne veux plus voir n’importe quoi sur vos Facebook. Des fois, c’est la honte!”. Marine Le Pen a prévenu ses têtes de liste dans le Var, pour les municipales de 2014.
http://fkeyser.tumblr.com/post/49090289397/c-france-keyser-m-y-o-p-27-avril-2013-la-journee

“Lisez…lisez le journal tous les jours!! Choisissez vos colistiers, connaissez leur passé… Et je ne veux plus voir n’importe quoi sur vos Facebook. Des fois, c’est la honte!”. Marine Le Pen a prévenu ses têtes de liste dans le Var, pour les municipales de 2014.

http://fkeyser.tumblr.com/post/49090289397/c-france-keyser-m-y-o-p-27-avril-2013-la-journee

Video 27 Apr

Kash Leone, ouvrier chez PSA et rappeur, par Ed Alcock / M.Y.O.P. dans “M Le Magazine du Monde” de ce week-end

Photo 26 Apr Le désir et Ulrich Lebeuf / M.Y.O.P. dans Le Monde

Le désir et Ulrich Lebeuf / M.Y.O.P. dans Le Monde

Photo 26 Apr L’humoriste égyptien Bassem Youssef par Lionel Charrier / M.Y.O.P. dans Le Monde

L’humoriste égyptien Bassem Youssef par Lionel Charrier / M.Y.O.P. dans Le Monde

Video 18 Apr

Reportage de Julien Pebrel / M.Y.O.P. à l’orphelinat Sainte-Monique pour le Pèlerin.

Photo 18 Apr Les nouveaux “Taxis” par Lionel Charrier / M.Y.O.P. dans Libération

Les nouveaux “Taxis” par Lionel Charrier / M.Y.O.P. dans Libération

Photo 18 Apr Presstalis par Julien Pebrel / M.Y.O.P. dans Libération

Presstalis par Julien Pebrel / M.Y.O.P. dans Libération

Photo 8 Apr Ivica Dacic, le premier ministre serbe, par Ed Alcock / M.Y.O.P. dans Le Monde

Ivica Dacic, le premier ministre serbe, par Ed Alcock / M.Y.O.P. dans Le Monde

Photo 4 Apr Lionel Charrier / M.Y.O.P. dans Libération

Lionel Charrier / M.Y.O.P. dans Libération


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